Bienvenue sur Notre Chine !
Après Notre Corée et Notre Japon, nous
poursuivons notre découverte
de l'Asie de l'Est
avec une nouvelle expatriation en famille à Shanghai.

Delphine et Philippe





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10/04/2011 - Highway 61 (re)visite Shanghai et ses Lions de Puxi -
Publié dans Shanghai

Highway 61 (re)visite Shanghai et ses Lions de Puxi

Tu parles d’un événement : Bob Dylan visite la Chine continentale pour la première fois et donne deux concerts à Pékin et à Shanghai ! Courons écouter le barde à la voix rauque avant que le gouvernement ne l’en empêche de nouveau… avec un petit parfum d’aventure, au cas où un de ses débordements contestataires nous propulse au cœur de l’Histoire du rock, sait-on jamais. Ou bien avec un pot-pourri de ses meilleures chansons, genre I want you blowin’ in the wind because times are a-changin’ and man gave names to all the animals.

Las ! Tu parles d’une déception ! Passons sur le prix des places première catégorie équivalent à un mois de salaire moyen en Chine. Le presque septuagénaire déroule un concert de blues-rock solide avec les requins de studio qui l’accompagnent. Bonne ambiance dans le public mêlant Chinois et expats, acoustique pas mauvaise pour un (petit) stade. Mais le seigneur ne daigne pas reprendre un de ses vieux tubes avant les rappels, excepté « Highway 61 revisited ». Il finit sur « Like a rolling stone » et « Forever Young » et boucle le tout en 1h45. Il ne nous adresse pas une fois la parole, ni bonjour, ni merci. A la fin du dernier morceau, il s’aligne avec ses musiciens sans un sourire, sans un regard, sans un geste, se retourne et s’en va. On se dit qu’il a dû être bâillonné de force, empêché par contrat de lever la main pour saluer le public ; on se dit que le concert de Pékin il y a deux jours a dû mal se passer ; on rentre vérifier ça sur Internet. Et puis non. C’est juste comme ça que l’ami Bob signe tous ces concerts depuis une décennie. A la Miles Davis dans ses vieux jours. Ca me rappelle la blague sur les gars de Supertramp qui étaient déjà rentrés à leur hôtel quand les fans réclamaient encore des bis dans la fosse ! Restez à la maison si vous z’êtes pas contents. Pierre qui roule amasse beaucoup de blé, mais ce soir nous on a le blues du fan floué.

La scène musicale shanghaienne oscille entre quelques parcimonieux concerts monstres de ce type (Eagles, Usher) et des groupes locaux qui passent et repassent dans l’un des troquets musicaux locaux. L’un de ces groupes est atypique et joyeux. Il fait les beaux jours de la Mao Livehouse et du YuYinTang où on les a écoutés la semaine dernière ; ce sont les Lions of Puxi (le centre ville de Shanghai, à l’ouest de la rivière). Combo reggae ragamuffin roots composé de Français, Mauriciens et Chinois, il est mené par Gauthier Roubichou, ancien de la Star Ac’ arrivé ici en 2005 et parlant couramment le mandarin comme le dialecte shanghaïen. On a également vu Gauthier dans une reprise de la Cantatrice Chauve au théâtre l’an dernier, il a même signé un autographe à Joshua lors d’un mini-concert perso où il jouait de la gratte tranquillou, bref c’est un touche-à-tout super sympa ! Les Lions of Puxi s’éclatent et interagissent avec le public qui se trémousse sur le devant de la scène du YYT dans une atmosphère bon enfant et enfumée. Avec une entrée à 50 kuai et la binouze à 20 kuai (deux euros), c’est le lieu parfait pour écouter de la bonne zique affalé dans un canapé à l’étage en hiver ou à la fraîche sous les étoiles un soir d’été.

On se sent alors comme un Français heureux d’être à Shanghai. Gauthier et sa bande, malicieux, en ont fait une reprise du « Englishman in New-York » de Sting : « Shanghai de faguoren », l’histoire d’un Français à Shanghai qui boit du café au lieu du thé et se balade sur Huaihai Lu à défaut de la cinquième avenue. « Oooh I am a alien, I’m a legal alien » nous donne alors : « Oooh wo shi laowai wo jiu shi ge laowai ». A la cool !

PS : un extrait de concert dispo sur Youku, le YouTube chinois : http://v.youku.com/v_show/id_XMTM3Nzc4NDcy.html



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27/03/2011 - L’éducation britannique à Shanghai : so british -

L’éducation britannique à Shanghai : so british

Un des grands changements lorsque nous sommes arrivés à Shanghai il y a 20 mois a été d’inscrire les enfants à l’école britannique, la très privée British International School of Shanghai (BISS pour les intimes). Nous n’avions pas tellement le choix : l’école française est à perpète à l’ouest et mon bureau est à perpète à l’est, il fallait limiter les trajets quotidiens dans une métropole surpeuplée.

Nous avons découvert l’éducation à la britannique, pour la plus grande joie des enfants. Après moins de deux trimestres de cours spécifiques destinés aux anglophones débutants, Joshua se débrouillait assez bien en anglais pour réintégrer un groupe de niveau normal, et c’était parti pour deux années scolaires avec moins de devoirs, plein d’exposés Powerpoint à préparer et des profs « tous super sympas » ! Comme si les profs français n’étaient pas sympas, eux aussi ! Mille pardons à Catherine, Sandrine, Anouchka, Antoine et aux autres !

- Ce que Joshua préfère à la BISS :

Les « maisons » (« houses ») à la Harry Potter. Les enfants du primaire et du secondaire sont partagés en quatre maisons : les celts rouges, saxons jaunes, normans verts et danes bleus. Un élève qui travaille bien reçoit des « house points » et aura un beau diplôme s’il en réunit 25, 50 ou 75 au cours de l’année ; on revient au principe des bons points et des images de notre jeunesse. Chaque classe a son heure de gloire un vendredi après-midi au cours d’une assemblée où ils font un petit spectacle pour les autres classes du primaire ou du secondaire.

- Ce que Louise préfère à la BISS :

Plus d’attention et de temps sont donnés aux arts : théâtre, musique et arts plastiques. Louise a dansé et chanté dans la comédie musicale « Joseph and the amazing technicolour dreamcoat » mise en scène par l'école de façon très professionnelle. Les professeurs sont plus proches des élèves ; c’est ce « renforcement positif » qui est semble être la différence la plus visible… ainsi que le peu de temps passé à faire des devoirs à la maison. Beaucoup d’œuvres de charité sont proposées : alignement de pièces de monnaie aussi longue que possible (« jiao mile », chaque « maison » fait la sienne), donner 25 yuan pour avoir le droit de ne pas venir en uniforme (« non-uniform day ») ou en se déguisant avec des coiffures extravagantes (« funky hair day »), jeter des éponges mouillées sur les professeurs, etc. Ces activités visent à encourager les donations, par exemple pour le séisme-tsunami récent au Japon. Delphine témoigne de l’ardeur impressionnante avec laquelle le directeur des primaires invite son petit monde à donner, avec photos de la catastrophe et discours grandiloquent à l’appui.

Cette ambiance scolaire « so british » a culminé la semaine dernière avec une soirée dansante – de charité encore une fois – exclusivement réservée aux filles et à leurs papas : la « Daddy Daughter Dance ». Louise et ses copines rivalisaient de beauté, de fraîcheur et de fous rires adolescents, tandis que les papas avaient mis leur plus beau costume (bon, j’avais oublié la cravate !). Après quelques rocks et un YMCA endiablés, les papas sont allés discuter entre eux autour d’une petite bière, pendant que les filles allaient s’éclater sur les Black-eyed Peas. Un bien beau souvenir pour ma grande et moi, à une petite semaine de ses 14 printemps !



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21/03/2011 - Passez moi le sel -
Publié dans Societe

Passez moi le sel

(Note de Delph)

En milieu de semaine dernière, mes amies qui ont voulu faire leurs courses ont été bien étonnées de voir des queues de dizaines de mètres dans les supermarchés de Shanghai. Dans toute la Chine, la foule s'est précipitée pour acheter du sel, la rumeur courant que celui-ci pouvait protéger des radiations nucléaires (grâce à l'iode qu'il contient) et qu'il risquait en conséquent d'y avoir des ruptures de stock.

En voyant les photos (http://www0.chinadaily.com.cn), je me dis qu'en cas de tremblement de terre, de tsunami et d'accident nucléaire à Shanghai, la foule chinoise sera peut-être bien plus dangeureuse que tout le reste.

Je n'en admire que davantage la dignité des Japonais dans cette catastrophe. Nous sommes de tout coeur avec eux. Nous pensons également à nos amis qui ont dû quitter ce merveilleux pays bien malgré eux, ou qui pour certains sont restés à Tokyo.



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19/03/2011 - Le Web aux caractéristiques chinoises -
Publié dans Societe

Le Web aux caractéristiques chinoises

Ca devient un fil rouge de ce blog d’aborder un sujet « avec des caractéristiques chinoises » (voir ici) . Il est vrai que les Chinois ont le don de s’approprier une idéologie (le socialisme) ou une technologie (les futurs réseaux mobiles « 4G » dont je m’occupe ici) en la copiant et en l’adaptant à leur société, à leur marché, à leur pays. A l’échelle d’un pays-continent, ça se voit, ça se sait à l’extérieur.

Prenons le Web par exemple. Problème des autorités : difficilement contrôlable. Solution : encourager la duplication des sites les plus célèbres, et y ajouter quelques « caractéristiques chinoises » pour en améliorer et en contrôler le contenu. Au passage, on développe des sociétés Internet (presqu’)aussi grosses et puissantes que leurs homologues occidentales.

Qui se soucie en Chine que quelques poignées d’expats ou de visiteurs ne puissent plus accéder à Facebook, Twitter ou YouTube ? On ferme de temps en temps les « proxies » que ces chers étrangers utilisent pour sauter par-dessus le « Chinese firewall », le pare-feu électronique qui interdit l’accès à ces sites, et on se concentre sur les sites en mandarin.

Inversement, qui a réalisé en Europe et aux Etats-Unis que parmi les dix plus gros sites Internet mondiaux (d’après le site Alexa) figurent désormais Baidu, le Google chinois, et QQ.com (groupe Tencent), la messagerie instantanée la plus populaire ici ? On parle quand même de 448 millions d’utilisateurs actifs pour QQ.com !

Une petite liste des équivalents chinois de vos sites préférés :

- Pour une recherche Google ou Yahoo, demandez plutôt à Baidu ; - Pour acheter sur eBay, tapez Taobao (« trouver quelque chose de précieux »), entrez sur le site de Jack Ma, le boss d’Alibaba.com… et payez bien sûr avec AliPay, l’équivalent chinois de PayPal ;

- Au lieu de YouTube, cherchez plutôt votre vidéo préférée sur Youku : on y a même trouvé une vidéo de Véronique Sanson après avoir regardé le film « Tout ce qui brille » ;

- Si Facebook vous manque, direction Renren, qui signifie gens-gens (ou encore « people [are] people » pour les fans de Depeche Mode) ;

- Sina Weibo, ou simplement Weibo, est le Twitter local ; Jiepang est le Foursquare local ; Manzuo est le Groupon local, … etc.

Les experts déclarent : « en 2010, on a copié Groupon, on a copié Foursquare. En 2011, faites bien attention à ce qui arrive du côté de Kik et de Quora. Je suis persuadé que vous verrez bientôt des dizaines de copies de ces sites en Chine » (Dr Lu Gang, observateur des tendances sociales sur Internet en Chine, cité par le Sunday Morning Post de Hong Kong le 27 février dernier).

Comme l’expliquait le spécialiste de l’énergie sur un post précédent, en Chine, on copie d’abord, puis on améliore ce qu’on a copié. Sur Internet également : « Copier n’est pas le problème. Le problème se pose une fois que l’on a copié le produit : comment l’adapter au marché local et comment innover », poursuit le Dr Lu.

Les amateurs du Twitter chinois Weibo (100 millions d’utilisateurs, une paille !) bénéficient de plus de fonctions que l’original : des alertes pour vous notifier d’un commentaire qui mentionne votre profil, un lien qui agrège les gazouillis (« tweets ») sur un même sujet, ou la possibilité d’ajouter un commentaire à un « tweet » que l’on fait suivre à ses amis.

Copier puis améliorer : économiquement, cela paraît dur pour les sociétés occidentales de lutter. Les Chinois le considèrent plutôt comme un étudiant en art qui va au Louvre apprendre son métier en copiant les toiles de maître.

Améliorer et contrôler (harmoniser) sont les deux objectifs que je notais plus haut. Avec autant de contenu généré en continu par les internautes, on peut se poser la question du contrôle. Mais les géants de l’Internet chinois suivent simplement la législation locale sur les contenus multimédias. Si vous publiez sur un de ces sites un contenu (message écrit ou vidéo) sur un sujet sensible, vous recevrez sans doute le message suivant : « le contenu de votre message est en cours d’analyse par nos managers ». Avis aux amateurs.



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13/03/2011 - Where the hell is Matt ? -
Publié dans Insolite

Where the hell is Matt ?

(Note de Delph)

Matt est passé à Shanghai à deux pas de chez nous mais nous l'avons raté ! Dommage... Regardez la vidéo, vous allez comprendre pourquoi !

Plus d'infos sur Matt : www.wherethehellismatt.com

Vous pouvez aussi voir des photos de Matt à Shanghai sur le blog Made in laowai .



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