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Frederic Berthet, photographe   Al Cantara


15/02/2011 - Sex (shop) au cinéma -
Publié dans Culture et traditions

Sex (shop) au cinéma

Une invitation pleine page dans le meilleur magazine des sorties de Shanghai « Time Out » : « Sex and the Cinema, a party with a film. Lola, Saturday 29 ». Rien de scabreux dans tout ça, seulement un bon sens du marketing pour attirer le chaland. La « party » n’est pas de jambes en l’air, et comme le bar-lounge innocemment appelé Lola (Surpass Court, 570 Yongjia Lu dans la Concession) est trop petit, beaucoup regarderont le film leurs deux jambes bien campées par terre.

On y projette un petit film chinois indépendant, de ceux qui font aimer le cinéma de notre pays d’accueil : « Red light revolution » de Sam Voutas est une bonne comédie décalée sur les rapports des Chinois avec les sex-shops, établissements qui n’existaient pas ici voilà vingt ans et qui fleurissent désormais un peu partour. C’est l’histoire d’un Pékinois, bonne tête rondouillarde, à première vue un peu stupide, qui perd dans la même journée son job, sa femme et sa maison. Le système D l’amène à ouvrir un sex-shop dans un quartier traditionnel. A sa grande surprise, les habitants du voisinage attendent la nuit pour venir le réveiller et lui acheter la « marchandise » sous le manteau. La dame revêche devient beaucoup plus tendre avec son mari au bout de quelques jours, l’adolescent boutonneux se désinhibe. Les parents du héros qui ont dans les 70 ans n’ont pas besoin de cela, eux : on entend le matelas grincer dès qu’une scène se déroule chez eux ! Comme dit le héros : « Personne ne fait la chose plus que nous, les Chinois. Avec un milliard 300 millions de Chinois, ça fait un paquet de monde qui s’allongent ».

Le film plaisante avec la censure en affichant un panneau « scène coupée » lors des scènes chaudes. Il se moque aussi des petits contrôleurs de quartier qui régentent les commerces : sous la pression du représentant local du parti, le héros en vient à remplir un formulaire pour trouver où récupérer le bon formulaire pour ouvrir sa boutique. Des petits films comme celui-là, ça donne envie d’explorer un peu mieux la cinématographie chinoise. Il nous rappelle la liberté de ton de « Beijing Bicycle » dans un registre plus sérieux.

Ah ! Si on pouvait échapper aux blockbusters chinois sur la vie de Confucius ou les mélos à la « Aftershock » et trouver d’autres « Red light revolution » ! Merci, Time Out.


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Mots clefs : cinéma