Bienvenue sur Notre Chine !
Après Notre Corée et Notre Japon, nous
poursuivons notre découverte
de l'Asie de l'Est
avec une nouvelle expatriation en famille à Shanghai.

Delphine et Philippe





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Frederic Berthet, photographe   Al Cantara


10/10/2010 - Des ponts de la pluie et du vent -
Publié dans Balades en Chine

Des ponts de la pluie et du vent (3/3)

 

… En réalité, il continue à faire très beau. Mais la région est connue pour son temps pluvieux, donc on a eu beaucoup de chance toute cette semaine passée dans le Guangxi et le Guizhou de n’avoir reçu aucune goutte. Les ponts de la pluie et du vent sont les ponts couverts typiques des villages de la minorité Dong. Il peut y en avoir plusieurs par village, et ils sont joliment décorés à l’extérieur avec de petits toits surlignés de blancs, comme à l’intérieur avec des autels ou seulement des peintures de la vie quotidienne. Les gens s’y retrouvent à toute heure pour papoter, souffler un peu entre deux travaux des champs ou jouer à une sorte de morpion gravé directement dans le bois des bancs. Clint Eastwood aurait pu rencontrer Meryl Streep en venant photographier les ponts couverts du sud-est du Guizhou et le film se serait intitulé « sur la route de Zhaoxin ». Afin d’arriver à ce beau village tout en bois dont les toits noirs se détachent au loin, nous sommes descendus à pied à travers les rizières en terrasses, en suivant l’entrelac des chemins qui serpentent autour de la multitude de petits bassins. La fête nationale passée, les paysans s’attellent maintenant à couper les épis en grappe, à les faire sécher sur le bord de la rizière puis à séparer les grains de la paille à l’aide d’une petite moissonneuse portative qu’ils actionnent à l’aide d’une pédale.

  

 

 

Nous restons deux nuits à Zhaoxin. Il n’y a pas de restaurant ouvert le deuxième soir, qu’à cela ne tienne : Albert veille au grain (de riz), il en fait ouvrir un derechef et nous dégustons de délicieux raviolis et des nouilles sautées pour 61 yuans (environ six euros) à nous quatre. La journée, nos flânons de « pont de la pluie et du vent » en « tour du tambour » : c’est une pagode typique des villages dong qui sert de point de rassemblement d’un clan… sans forcément de tambour à l’intérieur, d’ailleurs. Delphine fait un reportage photo sur la fabrication de la teinture indigo, à partir des feuilles de la plante du même nom . On se demande comment une plante aussi verte peut donner un jus d’un tel bleu profond. Lorsqu’il est mélangé avec un peu de chaux, sa teinte se fige ; les mamies du village peuvent alors plonger les tissus de coton blanc (le coton, le maïs, le riz, les piments, tout séchait au soleil dans les villages cette semaine, c’était magnifique) autant de fois qu’il le faut pour obtenir les pans de tissu de la couleur voulue, et qu’elles étendent en jolies écharpes foncées.

 

  

 

Au fait, aujourd’hui, c’est le 10 octobre 2010, ça fait 10-10-10. Aucun rapport, mais c’est joli. Et nous voici de retour à Shanghai, prêts pour la rentrée des classes après la « golden week » du « year 5 » Joshua et de la « year 10 » Louise. Les couleurs dorées de l’automne se portent bien cette année.


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6/10/2010 - Les marches du ciel -
Publié dans Balades en Chine

Les marches du ciel (2/3)

 

Les paysans chinois appellent l’automne la saison dorée : après le beau soleil couchant sur les pitons de Yangshuo, voici le temps du riz mûr, les épis deviennent aussi dorés que les blés de chez nous. Bientôt par ici, ce sera les « moissons du ciel » (je ne sais plus si j’ai vu ce film de Terrence Malick), avec les rizières en terrasses à perte de vue qui grimpent à l’assaut du ciel. Les poètes chinois ont rivalisé d’imagination pour nommer les différents points de vue : « les neuf dragons et les cinq tigres » ou bien « la lune entourée de cinq étoiles ». Albert, notre guide, nous dit qu’un Français s’est installé ici et a écrit un bouquin qu’il a naturellement intitulé « les marches du ciel », d’après un des points de vue « mille marches vers le ciel ». Ce sont bien des marches de géant que les paysans ont taillées dans le paysage de collines, mettant bien à plat un mince espace de terre dans lequel l’eau pourra stagner et le riz pousser. On avait vu de belles rizières à Bali ou au Vietnam, mais celles-ci les dépassent en poésie pure, en ondulations lascives autour du relief des collines. Nous sommes dans la région de Longji, qui signifie le dos du dragon : devant nous, l’arête d’une colline parsemée de rizières souligne en effet l’échine du dragon et ses écailles sont autant d’épis bruns et lourds qui flamboient au soleil déclinant.

 

 

Les femmes Yao ne se coupent jamais les cheveux.

Elles les coiffent en chignon au dessus du front.


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