Bienvenue sur Notre Chine !
Après Notre Corée et Notre Japon, nous
poursuivons notre découverte
de l'Asie de l'Est
avec une nouvelle expatriation en famille à Shanghai.

Delphine et Philippe





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22/09/2010 - Luxueuse lune -
Publié dans Culture et traditions

Luxueuse lune

(Note de Delph)

C'est aujourd'hui la fête de la Lune et comme l'année dernière (voir le billet ici ), nous avons reçu de la part de la direction de notre résidence une luxueuse boite de gâteaux de lune.

Plus grand, plus encombrant, plus de doré, mais pas plus de gâteaux ! Voilà sans doute le mot d'ordre donné pour acheter l'incroyable boite qui nous a été livrée il y a quelques jours : 30 cm par 30 cm, un dragon en plastique en guise de poignée et toujours deux étages de quatre gâteaux d'un intérêt gastronomique très relatif... Quel gaspillage !

M'enfin, la direction a changé, il fallait bien qu'elle prouve sa supériorité et nous montre à quel point nous sommes des locataires importants...


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23/05/2010 - La maison de thé Song Fang -
Publié dans Culture et traditions

La maison de thé Song Fang

(Note de  Delph)

Song Fang est le nom chinois de Florence Samson, une Française installée en Chine depuis plusieurs années. Après une brillante carrière chez Dior et Veuve Cliquot, elle a décidé d'ouvrir une maison de thé dans une petite maison de la concession française. Dans un décor charmant de boites chinoises anciennes et de cages à oiseaux accrochées au plafond, vous pourrez y déguster des thés préparés dans les règles de l'art, art trop souvent oublié à Shanghai (non on ne laisse pas les feuilles de thé macérer indéfiniment dans la tasse ou le thermos) ou simplement en acheter à emporter et bénéficier des conseils de Florence qui vous expliquera comment conserver et préparer votre thé.

A partir de 4 ou 5 personnes, Song Fang organise également sur rendez-vous des séances de découverte du thé. C'est à l'une de ces séances que j'ai eu le plaisir de participer cette semaine. Pendant deux heures, Florence partage son amour pour le thé qu'elle consomme depuis l'âge de 5 ans (!) et qu'elle compare à la vigne et au vin. Elle nous montre comment le préparer avec une minuscule théière car l'un des secrets est de mettre peu d'eau et de ne pas laisser infuser longtemps. Elle nous apprend à reconnaître les senteurs d'épinard frais d'un thé vert, le délicat parfum de fleurs blanches d'un Oolong, et l'arôme de terre après l'orage d'un Puer (prononcez pou-aaa à la chinoise). C'était passionnant et je ne suis pourtant pas une grande amatrice de thé, mais je crois que Florence réussirait à convertir même un inconditionnel du café !

http://songfangtea.com/


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20/11/2009 - Petit scarabée et le maître de taichi -
Publié dans Culture et traditions

Petit scarabée et le maître de taichi

 

Le petit monsieur en survêtement attend que le brouhaha de notre groupe se calme un peu. Avec un demi-sourire qui ne le quittera pas de toute la séance, il attaque les explications de notre chorégraphie au ralenti : nous voilà réunis, étrangers et Chinois, pour répéter la courte séquence de taichi que nous devrons jouer lors d’une soirée de gala à Pékin en janvier.

 

Le petit monsieur rigolard a la soixantaine et deux longs poils blancs en guise barbe. C’est maître Chong. Sur la carte de visite qu’il nous donnera à la fin, on peut lire qu’il est un « taichi master, traditional Chinese medicine practitioner, acunpuncturist, Cheng Man Ching 37 style, Chen style, self expression five animal Qigong ». Ca calme ! Heureusement qu’on en est resté au taichi : il a amené trois assistantes pour corriger nos positions, mais pas les cinq animaux !

 

La taichi, on se dit, ça va être cool : on fait de lents moulinets avec les bras pendant que les pieds bougent comme sur la lune : si les retraités chinois s’y exercent dans les parcs au petit matin, ça devrait aller. Le hic est qu’il faut coordonner tout ça, et se souvenir de l’enchaînement des positions. Et là, maître Chong a un truc infaillible, qui le fait monter dans la catégorie des maîtres Kung-Fu. Le taichi est un art martial donc il nous montre comment chaque mouvement tout doux mime en réalité une attaque ou une défense envers un adversaire invisible : « avec quatre grammes, on peut pousser mille kilos ». C’est l’art martial de l’énergie intérieure, l’art martial « yin » par opposition aux arts martiaux classiques « yang », rapides et violents.

 

Quand maître Chong éclate d’un petit rire cristallin, je réalise que j’ai devant moi, les grandes oreilles en moins, le Yoda du taichi : « prendre la posture de la grue il faut », « les paumes en opposition doivent se trouver ». Quand il demande à un élève de le pousser violemment et que, solide comme un roc, il ne bouge pas d’un pouce, il me fait penser au maître Pai Mei qui saute sur le sabre d’Uma Thurman dans « Kill Bill vol. 2 ».

 

La chorégraphie elle-même est donc délicate à apprendre, et la concentration sur les mouvements demande une énergie insoupçonnée. Mais en regardant les plus doués d’entre nous dérouler leurs mouvements derrière maître Chong, l’art martial devient danse, le temps se suspend au rythme lent des notes égrenées par la musique. C’est un ballet aérien, une respiration collective, une chorégraphie minimaliste.

Maître Chong conclut « Can ? » : « ça ira ? » ou « chiche ? » Son rire espiègle jaillit une dernière fois et au moment où il me tend la main, je crois qu’il va falloir que j’attrape la pierre avant qu’il ne la referme : « encore raté, petit scarabée » !

 

Photo : http://en.wikipedia.org

Note de Delph : le taichi sur le Bund, un grand classique des photos de Shanghai,

mais je ne sais pas si j'aurais un jour le courage de me lever à l'aube pour aller en faire une moi-même !


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25/10/2009 - Fous des feux d’artifice -
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Fous des feux d’artifice

Le feu d'artifice de Century Park

Ce n’est une surprise pour personne : les Chinois aiment les pétards et les feux d’artifice. Pour les pétards, on y reviendra sans doute durant la période du nouvel an chinois : histoire d’effrayer les démons il est important que ça pète de partout. Mais durant les festivités d’octobre, de la pleine lune du huitième mois aux célébrations du soixantième anniversaire de la république populaire, les occasions furent nombreuses pour des feux d’artifices à gogo.

Comme leurs homologues estivaux au Japon, les feux d’artifice chinois donnent dans le grandiose : trois-quarts d’heure à une heure d’explosions célestes, d’illuminations éblouissantes, Jean-Paul Belmondo dans « Un singe en hiver » ou dans « Le cerveau » peut aller se rhabiller !

Penchés sur notre balcon, la famille admire celui donné sur Century Park. Comme j’arrive un peu en retard, j’en profite pour rester en bas avec les Chinois qui prolongent le plaisir en fabriquant et en faisant décoller des petites lanternes rouges à air chaud. Un briquet, une flamme, on tient les bords en tissu comme on peut avant de tout lâcher vers le ciel, et on n’oublie pas de faire un vœu. Ces dizaines de petites lanternes qui montent vite et haut donnent un spectacle bon enfant et poétique.

Quelques semaines plus tard à Hangzhou (voir aussi le précédent billet), nous nous régalons d’un immense feu d’artifice tiré de six endroits du lac, tous parfaitement synchronisés. Cela me fait penser aux Nuits de feu dans l’Oise, la musique classique en moins. Les feux d’artifice modernes innovent : certaines fusées décrivent dans le ciel des cœurs, des étoiles et même… des smileys :-). Très impressionnant !

Et quand la fête est finie, on surprend encore, dans notre résidence ou le long d’une autoroute urbaine, quelques particuliers qui tirent quelques fusées rien que pour eux : les réjouissances se démultiplient, les fusées fusent et s’épanouissent dans le « Shanghai Sky » cher au Joe Jackson de « Big World ».

Oui, ce monde est bien grand, autant en profiter… de jour comme de nuit.


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6/10/2009 - Le 15 août en automne -
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Le 15 août en automne

(Note de Delph)

Le 3 octobre, les Chinois célébraient la Fête de la Lune, ou la Fête de la Mi-Automne, qui tombe le quinzième jour du huitième mois lunaire, d'où le 15 août. A cette date, la lune est pleine et c'est la plus grosse de l'année.

Cette fête est aussi importante que le Nouvel An chinois, vous trouverez ici les traditions qui y sont liées. Il aurait été difficile de la manquer car depuis le début du mois de septembre, des piles de coffrets cadeaux ont envahi l'entrée des grands magasins, ce qui m'a immédiatement rappelé les traditions de Chuseok, la fête de la lune en Corée. La différence c'est qu'ici les coffrets ne contiennent pas des boîtes de conserves, mais des gâteaux de lune, très jolis et hautement roboratifs. On nous en a offert au bureau de Philippe et dans notre résidence, mais je suis la seule de la famille à apprécier, alors la boîte n'est toujours pas terminée !

En Asie, l'emballage d'un cadeau est très important et il suffit de jeter un coup d'oeil aux boites parfois luxueuses des "mooncakes" pour en être convaincu. C'est au point que le gouvernement a dû mettre en place une loi limitant le volume et le coût de l'emballage par rapport à son contenu !

 

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