Bienvenue sur Notre Chine !
Après Notre Corée et Notre Japon, nous
poursuivons notre découverte
de l'Asie de l'Est
avec une nouvelle expatriation en famille à Shanghai.

Delphine et Philippe





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Frederic Berthet, photographe   Al Cantara


9/01/2011 - Un plongeon dans le Pacifique -
Publié dans Voyages hors de Chine

Un plongeon dans le Pacifique

Bonne et heureuse année à tous ! Que 2011 vous apporte joie, santé et prospérité !

Je ne sais pas pour vous, mais nous, si on a le choix entre deux endroits d’un même pays pour passer les vacances, l’un où des chutes de neige « en plaine » provoquent des perturbations dans les transports et des aigreurs dans les estomacs, l’autre où les fortes chaleurs incitent à la nonchalance et à se dorer au soleil sur un hamac, on prend plutôt la deuxième option. Le pays, c’est la France, et on a choisi la Nouvelle-Calédonie plutôt que la métropole pour passer les fêtes de fin d’année. Bonne pioche ! Le « caillou » est tellement loin de la métropole qu’on s’est dit que c’était moins fatigant d’aller le visiter pendant qu’on vit en Asie, la moitié du voyage est déjà faite.

Le « caillou » est en fait un beau jardin tropical sur son île principale « Grande Terre ». Toutes les essences se mélangent dans une luxuriance bigarrée et de bonnes odeurs de frangipanier s’exhalent après les averses… tropicales, elles aussi. On se baigne dans une cascade, l’eau est plus chaude que dans ma baignoire ; on se marre dans les rouleaux du Pacifique, idem. Les kanaks nous font des signes de la main presqu’à chaque fois qu’on en croise (sauf quand ils zigzaguent sur la route les lendemains de réveillon). Une fois quitté Nouméa, on ne voit d’ailleurs plus beaucoup de « caldoches » ni de « métros ». Les tribus kanaks ont instauré un découpage administratif qui se superpose aux traditionnelles communes françaises : on se rappelle donc qu’ici on est dans le TOM le plus indépendant de la république, suite aux accords de Matignon en 1988 suivis des accords de Nouméa en 1998 qui ouvrent le terrain vers une autonomie de plus en plus importante, voire peut-être une indépendance complète au bout du chemin.

Le « caillou » a semé quelques gravillons dans la Pacifique autour de lui : les îles Loyauté qu’on ne visitera pas (Ouvéa, Lifou, Maré) et l’île des Pins, havre de paix et de sable blond sur laquelle on passe cinq jours à se reposer avec deux familles venues de Tokyo (salut les amis !). On goûte au bougna qui a cuit sous la cendre enveloppé dans des feuilles de bananier. On observe les poissons multicolores dans la piscine naturelle d’Oro abritée des lames de l’océan par une barrière de rochers. On sirote une bière ou un cocktail en tapant la pétanque au soleil couchant. On expérimente une appli iPhone qui fabrique une carte postale virtuelle ensuite envoyée « en vrai » à nos familles (World Nomads). On prend une pirogue traditionnelle pour traverser la sublime baie d’Upi et notre barreur nous montre les tortues de mer qui voguent de concerve avec nous. On assiste à une très belle messe de Noël dans l’église de Vao où la ferveur des chants nous émeut, avant de rejoindre une grand-mère de quatre-vingt printemps sous le banian à l’extérieur. Le bonheur, si je veux ! Juste sur le tropique du Capricorne, sous le soleil exactement.

 

 



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8/03/2010 - Dans les petites rues de Singapour -
Publié dans Voyages hors de Chine

Dans les petites rues de Singapour

(Note de Delph)

Dans les petites rues de Singapour, nous avons voyagé jusqu'en Inde. Nous avons fait du shopping au marché indien, nous avons assisté à une cérémonie hindouiste au temple de Kali et nous avons dégusté du nan et du palak paneer.

Dans les petites rues de Singapour, nous avons voyagé jusqu'au Moyen Orient. Nous avons visité la mosquée et admiré les boutiques de tissus dans Arab street.

Dans les petites rues de Singapour, nous avons voyagé dans la jungle. Nous avons beaucoup marché, beaucoup transpiré et nous avons observé la canopée depuis un gigantesque pont suspendu.

Dans les petites rues de Singapour, nous avons voyagé dans le temps. Nous avons goûté le charme des maisons coloniales de Emerald Hill à deux pas de l'enfer commercial moderne de Orchard street et nous avons siroté des "Singapour Sling" au célèbre bar du Raffles, en compagnie de Conrad, Kipling et Somerset Maugham

Dans les petites rues de Singapour, nous sommes revenus en 2010 et nous avons profité de nos amis, tout simplement.

 

 



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1/01/2010 - Observation des kiwis et des manchots tout en bas -
Publié dans Voyages hors de Chine

Observation des kiwis et des manchots tout en bas

Panneau à Queenstown Se déplacer de quelques degrés à l’ouest de Bordeaux (ou de Saint-Astier) en plein golfe de Gascogne, creuser un trou bien droit d’environ 12760 kilomètres, ne pas se brûler en traversant au passage quelque magma bouillonnant, et émerger telle une taupe égarée pile de l’autre côté dans l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, vers Queenstown par exemple. En partant de Shanghai, on avait moins de trajet (douze de vol quand même) mais c’est quand même amusant de jouer avec les douze heures de décalage avec la France, surtout en cette période de fêtes : « Joyeux Noël » et « Bonne Année » avec douze heures d’avance, ça vaut son pesant d’e-mails et de SMS ! On est tout en bas du monde, « down under » comme disent les gens d’ici, on a la tête en bas et pourtant on tient !

Au large, les quarantièmes rugissants d’un Pacifique plus tellement pacifique ; plus bas, la prochaine terre en vue est celle d’Adélie, mais il faut encore compter plus de 4000 kilomètres à vol d’albatros pour atteindre le pôle sud, comme en témoigne un poteau indicateur bienvenu !

Le premier intérêt de ces vacances nature est cette faune insolite qui rappelle les docus animaliers sur les contrées froides : manchots et otaries (les anglophones les appellent des « penguins » et des « seals », comme ils appellent les dromadaires des « camels », mais bon on sait mieux qu’eux !), albatros royaux super grands et super rares, perroquets alpins endémiques et emmitouflés de duvet chauffant (le kea), etc.

En revanche, des trois symboles de la Nouvelle-Zélande on ne verra que leurs artéfacts touristiques : pas de kiwis en liberté mais un tee-shirt super marrant indiquant les étapes pour transformer l’oiseau kiwi en tranche de kiwi fruit, pas de rugbyman habillé tout en noir mais des boutiques All Blacks® en veux-tu en voilà, pas de danse de guerre maorie (ils sont plutôt sur l’île du nord) mais des cartes postales de hakas grimaçants.

Otarie à fourrure      Panneau à Oamaru

Route du Mont Cook Foin de kiwis à long bec, on se rabat alors sur l’observation des autres kiwis : c’est ainsi que se nomment eux-mêmes les Néo-zélandais. Super chaleureux et accueillants, avec un accent à couper au couteau, ils dévorent des côtelettes d’agneau par huit, parfois avec de la gelée de menthe pour se rappeler leurs origines britanniques, et descendent des litres de bière (idem) ou d’excellent sauvignon blanc (surtout celui de la région de Malborough, arôme de fruit de la passion confirmé par Louise et Delphine). Ils se promènent en short et en tongs parce qu’ici c’est l’été ; et même quand la température estivale descend en-dessous de dix-huit, ils enfilent une polaire mais gardent les tongs pendant que nous nous emmitouflons sous trois couches et allumons le radiateur d’appoint pour la nuit (chauffage central peu courant).

Lac PukakiLa nature est splendide dans l’île du sud : elle a servi d’écrin à de nombreuses scènes du Seigneur des Anneaux, Peter Jackson n’avait qu’à rajouter quelques orques, elfes et gobelins pour faire illusion. Ici, les lacs ne sont pas juste bleus, ils sont parfois d’un turquoise éblouissant (sédiments minéraux minuscules flottant à la surface). Les montagnes ont jusqu’à vingt glaciers qui descendent dans les différentes vallées. On en suit deux en hélicoptère ; le pilote est tout content car il reprend son engin pour la première fois depuis huit jours (on a eu du bol avec le temps durant toutes les vacances), alors après nous être posés sur la neige en haut du glacier, il s’amuse à zigzaguer au-dessus des moraines bleutées, c’est géant !

Pour le nouvel an, les kiwis aiment imiter les cow-boys du far west avec un bon rodéo des familles : poussière, bière, veaux au lasso, bière, taureaux énervés, et une dernière petite bière pour la route, atmosphère locale et bon enfant garantie. Enfin ici, dans le far south, pour terminer l’année en beauté on sait aussi imiter les Suédois, avec des clones d’Abba s’époumonant sur la place de la cathédrale de Christchurch. On se réveille dans notre dernier Bed & Breakfast kiwi, le superbe et classé Eliza's Manor. La propriétaire ne s'appelle non pas Eliza mais Ann, c'est une charmante vieille dame qui collectionne les nounours (356 rien que dans l’escalier qui monte aux chambres !) et réussit à merveille les pancakes aux myrtilles le premier janvier : il est dix heures du mat’, la France attaque son foie gras du réveillon, ils ont encore deux heures avant les douze coups de minuit.

Alors, bonne année à tous !



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Mots clefs : Nouvelle Zélande