Bienvenue sur Notre Chine !
Après Notre Corée et Notre Japon, nous
poursuivons notre découverte
de l'Asie de l'Est
avec une nouvelle expatriation en famille à Shanghai.

Delphine et Philippe





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23/03/2010 - Le marché aux célibataires -
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Le marché aux célibataires

(note de Delph)

Marché du faux, des antiquités, aux fleurs, aux tissus, aux insectes...  ce ne sont pas les marchés qui manquent à Shanghai... Celui-là se tient sur la Place du Peuple en matinée les week-ends et les touristes curieux n'y sont pas particulièrement bienvenus. Des parents sont installés avec des petites pancartes bricolées à la main et vantant les mérites de leur progéniture, unique bien sûr !

Sans lire le chinois, il est bien difficile de deviner de quoi il s'agit : nous étions passés par là il y a quelques mois et nous avions pensé à une manifestation silencieuse du style "libérez nos enfants" :-)

Finalement, le "supermarché de l'amour" (info et vidéo sur Aujourd'hui la Chine ) qui a ouvert à la fin de l'année dernière à Pékin n'a rien inventé ! 



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15/03/2010 - J’ai rencontré Monsieur JiaLeFu ! -
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J’ai rencontré Monsieur JiaLeFu !

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré Monsieur Carrefour ! Ce n’était pas le PDG de Carrefour, mais pour les Chinois, D.L. serait sans doute considéré comme son équivalent. Il est celui qui a inventé le nom de Carrefour en chinois : ???, qui se prononce « Jia Le Fu ». C’est une recréation assez proche phonétiquement de l’original, mais qui a surtout l’immense avantage de résonner positivement en Chinois, puisque les trois caractères signifient « famille, bonheur, prospérité ». Beaucoup de gens estiment que ce nom a été un des catalyseurs du succès des supermarchés en Chine. D.L. est arrivé en 1987 à Taiwan, alors complètement fermé au monde, avec un seul collègue et depuis une suite d’hôtel ils ont lancé la filiale de Carrefour (le nom est d’ailleurs là-bas écrit en caractères non simplifiés, mais il se prononce pareil et signifie la même chose). D.L. est très modeste : durant sa conférence, il s’efface devant les étalages de poissons vivants qu’il a pris en photo pour montrer qu’ici, les besoins des clients sont différents. Il précise également que les hommes d’affaire français placent l’émotion au dernier rang derrière la raison et surtout derrière les règles (« par principe, c’est comme ça »). Alors qu’en Chine, c’est tout l’inverse : les relations, les émotions (quing) comptent le plus, suivies par la raison (li) et enfin par la loi (fa).

Ce phénomène de la recréation des noms de marques joue donc un rôle important en Chine. On ne peut donc pas laisser le hasard d’une traduction faiblarde décider du succès commercial de la nouvelle marque qu’on souhaite lancer dans le plus grand marché en devenir du monde. Regardez Google et sa simplette traduction phonétique « Guge » ?? qui signifie « le chant du riz » : vous avez bien lu, pas le champ de riz grâce auquel le moteur de recherche aurait pu se vanter de récolter les milliers de grains de savoir essaimés sur la grande toile, mais bien le chant du riz !

En revanche, deux autres exemples font l’admiration des spécialistes, même si je ne partage qu’à moitié leur avis sur le second. Coca-Cola a réussi le tour de force de D.L. en recréant???? (phonétiquement: Kekou Kele) qui signifie « savoureux et agréable ». En revanche, Starbucks a donné dans la demi-mesure en traduisant « star » par étoile (xing) mais en laissant « bucks » en phonétique « ba ke » : ???. Ca donne donc phonétiquement xing-ba-ke, assez loin de l’original, et qui ne veut rien dire de spécial… si ce n’est peut-être d’encourager le goût de plus en plus prononcé des Chinois pour les dollars, les fameux « bucks » !



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3/02/2010 - Le code de la route en Chine -
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Le code de la route en Chine

(Note de Delph)

C'est dans l'actualité : la Chine, avec 13,64 millions de voitures vendues en 2009, devient le premier marché automobile mondial devant les Etats Unis.

Cela en dit long sur l'évolution du niveau de vie des Chinois, sachant qu'à Shanghai l'heureux propriétaire d'un véhicule doit également payer la plaque d'immatriculation, qu'il conserve ensuite si il change de voiture. Un de nos amis a ainsi payé sa plaque environ 400 euros, mais les prix, fixés aux enchères, sont très variables : en 2007, ils ont atteint le niveau record de 5 000 euros, soit 50% du prix de la voiture ! Ce système est spécifique à la ville de Shanghai qui entend ainsi limiter les embouteillages.

 

 

 

Mais au fait, seriez-vous reçu au code de la route chinois ? Extraits...

Question 10.19:
Quand un conducteur fait fausse route, il faut:
A. Ne pas le dire à la personne concernée et demander un dédommagement à l'arrivée.
B. Le rappeler à l'ordre pour lui éviter des accidents.
C. Faire le sourd.


Question 10.15:
Quand les conducteurs veulent cracher, il est possible de:
A. Le faire par la fenêtre.
B. Cracher dans un papier et le jeter dans une boite à ordures.
C. Cracher dans la voiture.

Question 10.26

Si une personne demande son chemin, ce n'est pas bien de:
A. Lui demander de l'argent avant de répondre.
B. Ne pas répondre alors que l'on connait le chemin.
C. D'indiquer un faux chemin.

Question 10.29:
Quand un conducteur rencontre une voiture en panne sur une route mauvaise, il faut:
A. Ne surtout pas s'arrêter.
B. L'aider du mieux possible.
C. L'aider si le conducteur paie cher.

Question 10.12:
Si un passager oublie quelque chose dans votre voiture, ce n'est pas bien de:
A. Garder les choses pour soi-même.
B. Jeter les choses dans une boite à ordures.
C. Négocier avec le passager pour lui rendre les choses.

Authentique (même si les traductions que j'ai trouvées laissent un peu à désirer) ! Le code comprend 737 questions, réparties en dix rubriques. Les questions ci-dessus sont extraites de la dernière qui porte sur la civilité au volant.

Mais dans la pratique, le code de la route chinois pourrait se résumer à une seule règle : c'est le plus gros qui a la priorité !



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30/01/2010 - Le tiers-monde : la Chine, usine du monde et banque mondiale -
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Le tiers-monde : la Chine, usine du monde et banque mondiale

La sagesse économique populaire veut que le monde se divise en deux catégories : les pays développés ou « riches » et les pays en voie de développement ou émergents (que personne n’ose appeler « pauvres »). Intuitivement, les pays riches sont riches parce qu’ils ont de l’argent, du capital, plus qu’ils n’en ont besoin. Les pays émergents sont en général riches de leur population qui peut travailler à bas coût. Il y a quelques années, la Chine était naturellement placée dans la seconde catégorie : sa main d’œuvre bon marché lui a permis d’inonder les pays développés de produits « made in China », générant un excédent commercial phénoménal. Inversement, beaucoup de capital est nécessaire au développement de la Chine et les gouvernements de « l’ère des réformes » depuis 1979 encouragent les investissements étrangers (je travaille ici dans une Joint-Venture entre une société franco-américaine et des partenaires chinois). Ce qui a modifié la donne, c’est que les Chinois ont transformé cet afflux de capitaux en épargne. Ils ont bien sûr énormément augmenté leur consommation (le nombre de voitures dans les grandes villes, les cosmétiques, etc.), mais ils ont également énormément fait grossir leur bas de laine. Et quand la Chine fait quelque chose énormément, ça donne une réserve d’argent colossale, hypertrophiée : les Chinois dorment sur un matelas de billets haut comme l’Himalaya ! Huit mille milliards d’équivalent dollars en réserve de Renminbi et encore deux mille trois cents milliards d’équivalent dollars en réserve de monnaies étrangères, principalement en dollars américains d’ailleurs. En l’espace de deux ou trois décennies, la Chine est devenu le plus grand investisseur mondial. Elle était considérée à juste titre comme « l’usine du monde », elle va désormais également nous servir de « banque mondiale ».

Le monde est toujours divisé en deux, mais la Chine a créé à elle seule un tiers monde (au sens de Rabelais), un troisième monde puissant, bien loin de l’acception condescendante du terme quand on cachait la misère du monde derrière le vocable neutre de « tiers monde ».

Les Etats-Unis qui génèrent tout de même un quart de l’économie mondiale à eux seuls vivent depuis longtemps à crédit ; ils ne sont plus fournisseurs de capitaux pour le reste du monde, ils sont désormais créditeurs de la Chine (et d’autres pays riches comme les pays producteurs de pétrole). On comprend mieux que les discussions politico-économiques se cristallisent désormais autour du « G2 » sino-américain, que cela nous plaise ou non.

Comment en est-on arrivé là ? La clé est le taux d’épargne des Chinois, celui des ménages, des institutions bancaires et du gouvernement. Le raisonnement est le suivant. Petit a : bien sûr, la Chine fait toujours partie des pays en voie de développement avec un PNB par habitant de l’ordre de 3300 dollars, alors que le seuil pour être considéré comme société développée se situe suivant les économistes aux alentours de huit à dix mille dollars (la France et les Etats-Unis sont au-dessus de 40000 dollars par habitant). Néanmoins, l’écart entre la Chine riche des provinces côtières et la Chine pauvre de l’intérieur est tel que la richesse moyenne des Shanghaïens, des Pékinois et des autres habitants des grandes villes de l’est s’élève plutôt autour de 9000 dollars par habitant. Petit b : s’ajoute à cela un coût de la vie moins élevé en Chine ; les économistes utilisent un coefficient de parité de pouvoir d’achat afin de mieux comparer la richesse perçue par les habitants de plusieurs pays. Pour la Chine, ils appliquent un coefficient de 3,2 vis-à-vis des Etats-Unis, ce qui fait que notre Shanghaïen moyen se retrouve avec l’équivalent de 29000 dollars en poche par an. Et là s’ajoute la dernière variable qui tue (notre petit c) : le chef de famille shanghaïen (ou pékinois) ramène son salaire pour nourrir sa famille de trois personnes, car depuis la politique de l’enfant unique, le foyer moyen en Chine est inférieur à trois personnes, alors que les Etats-Unis ou la France le foyer moyen en comprend souvent quatre. Avec l’équivalent de vint mille euros en moyenne par an pour vivre à trois, on comprend mieux que notre famille shanghaienne typique puisse se permettre de beaucoup épargner, même lorsqu’elle a acheté une voiture, un (vrai) sac Vuitton et la dernière console de jeux pour leur enfant-roi.La Chine vieillit

CQFD : cette frange de la population est déjà riche, au sens de l’économie mondiale. Elle épargne. De manière similaire, le gouvernement et les banques sont riches de l’excédent commercial chinois. Malgré des investissements faramineux en infrastructures dans tout le pays (on a déjà parlé du chantier à ciel ouvert qu’est devenu Shanghai), il épargne le reste. On aboutit à ces gigantesques réserves de capitaux dont la Chine ne sait que faire : un tiers monde riche en capitaux et riche en main d’œuvre bon marché s’éveille, se redresse, s’affirme sur la scène internationale. C’est un colosse aux pieds d’argile, on y reviendra. Mais surtout, il n’est pas certain que sa population profite de cette richesse croissante : à cause de la politique de l’enfant unique, le pays vieillit à toute allure.

Avec 162 millions de personnes âgées de plus de soixante ans et cette tendance s’accélérant, la Chine pourrait devenir vieille avant de devenir riche. Lire à ce sujet le bon article d’Aujourd’hui la Chine. Le gouvernement en est conscient et assouplit cette politique depuis quelques années dans les campagnes, et désormais également dans les villes.



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20/01/2010 - Mais qui sont ces filles ? -
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Mais qui sont ces filles ?

(Note de Delph)

Je me pose  la question chaque fois que je prends le métro : qui sont ces jolies filles en tenue légère et numérotées qui s'alignent dans le couloir du métro "Shanghai Sciences and Technology Museum" (sur la ligne 2) ? Je vous en livre un petit échantillon en photo, mais il y en a bien plus que cela, c'est un véritable bataillon de charme qui aguiche le passant ! 

Les affiches étaient là à notre arrivée en août 2009, elles sont toujours là. Mais de quoi s'agit-il ? D'une campagne de pub pour des dessous féminins ? D'un concours de Miss ? Mais cela fait déjà six mois... Ces jeunes femmes seraient-elles à vendre ?

J'ai bien essayé d'interroger des passants, mais nous n'avons pas réussi à communiquer.... Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

  

 

 



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