Bienvenue sur Notre Chine !
Après Notre Corée et Notre Japon, nous
poursuivons notre découverte
de l'Asie de l'Est
avec une nouvelle expatriation en famille à Shanghai.

Delphine et Philippe





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4/05/2011 - Une douzaine de provinces, repos à Sanya -
Publié dans Balades en Chine

Une douzaine de provinces, repos à Sanya

Une collègue chinoise me demandait avant-hier combien de provinces j’avais visitées en Chine. Nous nous trouvions à Guangzhou (Canton en français), donc je découvrais la province du Guangdong. En feuilletant ce blog, on peut papillonner dans une douzaine de provinces. La plupart d’entre elles ayant la taille d’un pays européen, quand on visite une ville ou qu’on effleure une région, on ne connaît en fait pas grand-chose de la province environnante !

Les grandes villes sont des provinces à elles seules : Pékin, Shanghai. Quant à Hong Kong, c’est une Région Administrative Spéciale. Les deux belles villes accessibles en train depuis Shanghai sont chacune dans une province différente : Hangzhou dans le Zhejiang, Suzhou dans le Jiangsu. Nous avons également visité l’armée des soldats en terre près de Xi’an dans le Shaanxi, les maisons rondes du pays Hakka non loin de Xiamen dans le Fujian, admiré les montagnes embrouillardées du Hunan, passé une semaine fabuleuse autour de Guilin dans le Guangxi et fait une courte incursion dans le Guizhou pour dormir dans les villages Miao.

Nous voici pour un week-end de trois jours dans notre douzième province : la grande île de Hainan. C’est l’île tropicale par excellence : son nom signifie "mer du sud" et elle se trouve à la latitude de Bombay et de la Guadeloupe. A Sanya, la station balnéaire la plus connue de l'île, on jette notre dévolu sur le Hilton, qui déploie la soi-disant plus grande piscine de Chine, tout en bassins à débordement enroulés autour de ponts en tek, de hamacs et kiosques accueillants. C’est sans doute la première fois depuis vingt ans qu’on reste trois jours autour d’une piscine, si grande soit elle, sans sortir de l’hôtel. On goûte aux trois restaurants, on se prélasse sur les matelas de plage, on pique une tête dans une mer de Chine joliment bleue et chaude. Bref, on se fait bichonner (« pamper yourself » disent les Anglais), on récupère loin de la pollution et du bruit de Shanghai… sans pour autant visiter notre douzième province. Parce qu’on le vaut bien ;-).

Il nous reste encore à découvrir de nombreux trésors en Chine : le barrage des trois-gorges et les pandas géants du Sechuan, les villages reculés et bouddhistes du Yunnan (ah ! Shangri-La), les montagnes jaunes de l’Anhui, le Tibet et Lhassa, et bien d’autres encore. Mais chaque chose en son temps !



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19/04/2011 - Un week-end lose dans les montagnes d’Avatar -
Publié dans Balades en Chine

Un week-end lose dans les montagnes d’Avatar

Il y a des fois comme ça, on n’a pas trop de chance, et un week-end prolongé au cœur de la Chine se transforme en week-end « lose ». Bon, il n’y a pas eu mort d’homme non plus, faut pas exagérer. On a rencontré trois familles super sympas avec qui on a partagé ces trois jours dans le Hunan, à deux heures de vol à l’ouest de Shanghai.

Au programme : les fameuses montagnes de Zhangjiajie, patrimoine mondial de l’Unesco, qui ont inspiré les créateurs d’Avatar pour les séquences des pitons rocheux « suspendus » de la planète Pandora. On était prévenus : la majeure partie du temps, ces montagnes magnifiques, estampes chinoises vivantes, sont embrumées, ennuagées, mais bien sûr, ça ajoute au charme mystérieux de l’endroit. Bon, pas de bol : au sommet du téléphérique, on était en plein brouillard, pas de montagnes embrumées, juste pas de montagnes du tout. Mais en redescendant, on en a quand même eu de chouettes aperçus.

Le programme était chargé, pas moyen d’y revenir le lendemain matin alors que la météo semblait se dégager. On s’est rattrapés en regardant Avatar en rentrant à la maison. Le programme chargé nous a surtout fait passer les deux jours suivants dans un bus, pour aller à une petite ville bien conservée, Fenghuang (le Phénix). La ville était superbe, mais deux fois six heures de bus en deux jours, c’était la lose !

Pour couronner le tout, il faisait froid dans les restaurants où on mettait les pieds, midi et soir, température et ambiance glaciales, avec les serveuses qui regardaient ce troupeau d’étrangers chipoter dans les plats. C’est le problème des agences de voyage qui trimballent les étrangers en province : trouver des restaurants à peu près présentables, des hôtels confortables. Et ces endroits en Chine profonde sont souvent vides et sans âme. La sécurité alimentaire n’est pas forcément garantie à 100%, même dans ces restos « haut de gamme ». Manque de bol : la moitié du bus se prend une intoxication alimentaire le deuxième jour. La famille Poggianti est en tête avec trois malades sur quatre (Joshua, estomac en béton) qui passent le troisième jour dans le bus à attendre que ça passe, déshydratés et vaguement hébétés.

Bon, quand il fait gris et froid, il vaut mieux faire des portraits que des paysages. Delphine en a profité pour faire une jolie collec’ de visages du Hunan. Ca fait quand même de beaux souvenirs.



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6/12/2010 - Un vendredi tranquille dans les villes d'eaux -
Publié dans Balades en Chine

Un vendredi tranquille dans les villes d'eaux

Retour sur une chouette balade un vendredi de novembre un peu semblable à aujourd'hui : un vrai bel automne shanghaien qui se prolonge tard dans la saison en gardant sa température agréable (autour de 15-17°C) et quelques rayons de soleil qui égaient le ciel un peu plus bleu qu'habituellement.

Le seul moyen de profiter un tant soit peu des fameuses « villes d’eaux » à deux heures de Shanghai, c'est d'éviter le moindre week-end et encore plus les vacances chinoises. Mon calendrier au bureau étant aligné sur celui des Chinois, il ne reste plus qu'à prendre un vendredi, louer une voiture avec chauffeur, emporter un pique-nique et foncer !

Ca en vaut la peine! On aurait du mal à circuler sur les étroits trottoirs le long des canaux pittoresques si la foule des week-ends nous bousculait; on aurait du mal à apprécier le bucolique des paysages si les guides des tour-opérateurs parlaient encore plus fort dans leur mégaphone au son méchamment distordu !

Les deux villes étalent nonchalamment leurs charmes autour de quelques canaux, d’anciens centre-villages maintenant préservés du reste de la ville par un guichet où payer son entrée (chère) : on commence par Zhouzhuang et on a le temps de visiter également Tongli quelques kilomètres plus loin.

Quelques résidences de notables offrent le dédale désormais habituel de courettes, de portes rondes, de jardins paysagers, de saules au-dessus des étangs artificiels joliment dessinés. Après avoir évité quelques groupes à mégaphone, on se promène paisiblement le long des canaux sur les pavés imparfaits, observant juste le cours de la vie des habitants d’ici vaquant à leurs occupations ou bien sirotant un thé au soleil. Les façades sont blanchies à la chaux, les ponts sont simples ou doubles lorsque le canal fait une courbe, les barques font glisser quelques touristes pour une poignée de yuans, le temps se suspend un instant. On a eu de la chance de faire coïncider un vendredi tranquille avec cette belle balade d’automne dans les villes d’eaux.

 



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26/10/2010 - Indigo Dong -
Publié dans Balades en Chine

Indigo Dong

(Note de Delph)

Voici mon "reportage photo" sur la teinture à l'indigo de la minorité Dong. Vu comme ça, ça a l'air vraiment facile. Alors à vos bassines....

 



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10/10/2010 - Des ponts de la pluie et du vent -
Publié dans Balades en Chine

Des ponts de la pluie et du vent (3/3)

 

… En réalité, il continue à faire très beau. Mais la région est connue pour son temps pluvieux, donc on a eu beaucoup de chance toute cette semaine passée dans le Guangxi et le Guizhou de n’avoir reçu aucune goutte. Les ponts de la pluie et du vent sont les ponts couverts typiques des villages de la minorité Dong. Il peut y en avoir plusieurs par village, et ils sont joliment décorés à l’extérieur avec de petits toits surlignés de blancs, comme à l’intérieur avec des autels ou seulement des peintures de la vie quotidienne. Les gens s’y retrouvent à toute heure pour papoter, souffler un peu entre deux travaux des champs ou jouer à une sorte de morpion gravé directement dans le bois des bancs. Clint Eastwood aurait pu rencontrer Meryl Streep en venant photographier les ponts couverts du sud-est du Guizhou et le film se serait intitulé « sur la route de Zhaoxin ». Afin d’arriver à ce beau village tout en bois dont les toits noirs se détachent au loin, nous sommes descendus à pied à travers les rizières en terrasses, en suivant l’entrelac des chemins qui serpentent autour de la multitude de petits bassins. La fête nationale passée, les paysans s’attellent maintenant à couper les épis en grappe, à les faire sécher sur le bord de la rizière puis à séparer les grains de la paille à l’aide d’une petite moissonneuse portative qu’ils actionnent à l’aide d’une pédale.

  

 

 

Nous restons deux nuits à Zhaoxin. Il n’y a pas de restaurant ouvert le deuxième soir, qu’à cela ne tienne : Albert veille au grain (de riz), il en fait ouvrir un derechef et nous dégustons de délicieux raviolis et des nouilles sautées pour 61 yuans (environ six euros) à nous quatre. La journée, nos flânons de « pont de la pluie et du vent » en « tour du tambour » : c’est une pagode typique des villages dong qui sert de point de rassemblement d’un clan… sans forcément de tambour à l’intérieur, d’ailleurs. Delphine fait un reportage photo sur la fabrication de la teinture indigo, à partir des feuilles de la plante du même nom . On se demande comment une plante aussi verte peut donner un jus d’un tel bleu profond. Lorsqu’il est mélangé avec un peu de chaux, sa teinte se fige ; les mamies du village peuvent alors plonger les tissus de coton blanc (le coton, le maïs, le riz, les piments, tout séchait au soleil dans les villages cette semaine, c’était magnifique) autant de fois qu’il le faut pour obtenir les pans de tissu de la couleur voulue, et qu’elles étendent en jolies écharpes foncées.

 

  

 

Au fait, aujourd’hui, c’est le 10 octobre 2010, ça fait 10-10-10. Aucun rapport, mais c’est joli. Et nous voici de retour à Shanghai, prêts pour la rentrée des classes après la « golden week » du « year 5 » Joshua et de la « year 10 » Louise. Les couleurs dorées de l’automne se portent bien cette année.



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