Bienvenue sur Notre Chine !
Après Notre Corée et Notre Japon, nous
poursuivons notre découverte
de l'Asie de l'Est
avec une nouvelle expatriation en famille à Shanghai.

Delphine et Philippe





NOS AUTRES SITES

     
(Notre Corée et Notre Japon ne sont malheureusement pas accessibles depuis la Chine pour le moment)
Sell Art Online  



NOS LIVRES




MENU



DERNIERS ARTICLES




RUBRIQUES


VIDEOS SUR SHANGHAI


INFOS CHINE


BLOGS SUR LA CHINE



SITES ET BLOGS DES COPINES



MES ALBUMS



LES SITES WEB QUI PARLENT DE NOUS

expatriation
http://www.wikio.fr Fotolia


VISITEURS



Locations of visitors to this page


LES PROS DE LA FAMILLE
Frederic Berthet, photographe   Al Cantara


11/08/2011 - Notre Asie -

Notre Asie

Pour clore un grand chapitre de notre vie, comment faire autrement que d’égrener quelques-uns de nos souvenirs. … chapitre… autrement… égrener… Notre Asie nous a fait penser autrement, découvrir autrement, ressentir autrement, comme dans la collection « Autrement ». Notre Asie comporte trois chapitres regroupés sous une même reliure couleur Asie, genre la collection « Bouquins ». Notre Asie a égrené une multitude de saynètes dans notre mémoire, comme les petits cailloux blancs de la collection des contes de Charles Perrault.

« Notre Corée, la vraie vie de la famille Poggianti au pays du kimchi »

« Notre Japon, la vraie vie de la famille Poggianti au pays du sushi »

« Notre Chine » tout court, on a préféré arrêter les rimes pas très riches et les clichés.

L’aventure commence à l’aurore de chaque matin, comme chantait Brel, dont j’empruntais le vers une froide aurore de janvier 2006 (après quelques mois d’allers-retours réguliers Paris-Séoul) en m’installant à Shinku Nobility dans le quartier de Sorae Maeul à Séoul. Suivront Christy Homes sur la butte d’Iidabashi, et enfin Shama Century Park à côté du Science & Technology Museum de Shanghai. L’aventure a été en effet sans cesse renouvelée au long de ces presque six années.

- En Corée, on découvre la vie d’expat en même temps que Séoul et le pays qui l’entoure. Tout est neuf, une visite chez le coiffeur local est un événement. On dit qu’on reste toujours profondément attaché à son premier pays d’accueil. C’est vrai.

- Au Japon, la richesse de la culture nous emballe, nous embrase parfois – le brasier géant de Takaosan : la tradition des festivals ou des ryokan comme la modernité des chefs étoilés et des architectures délirantes.

- En Chine, je découvre les aspects économiques du « miracle chinois » et je me fais plein d’amis – yong yuan de pengyou – à travers le MBA ; et nous parcourons l’immense territoire pour nous faire tant bien que mal une idée de sa richesse et de sa diversité.

- On en a profité pour essaimer d’autres petits cailloux blancs dans le reste de l’Asie : la baie d’Halong et les minorités H’mong du nord du Vietnam, les immensités de la steppe mongole, les petites rues de Singapour et leurs volets colorés, les îlots paradisiaques de Thaïlande, etc. ; sans oublier l’Océanie avec la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie.

On ne reconnaît plus les photos des enfants lorsqu’on feuillette le premier carnet de voyage coréen. Six ans ont passé ! Comme dit Joshua, « il est temps que je rentre en France. J’ai passé plus de la moitié de ma vie à l’étranger, si ça se trouve je ne suis plus Français ! ». Français, on l’est bien restés pourtant. On a trouvé du bon pain et des fromages pas trop pasteurisés dans chaque ville de notre périple ! Nous sommes juste des Français qui comprenons peut-être un peu mieux maintenant les valeurs des peuples d’Asie du Nord, avec les fondements confucianiste et bouddhiste qu’ils ont en commun et qui expliquent beaucoup de leurs comportements. On a pourtant juste frôlé ces pays et leurs habitants, à peine gratté le vernis de ces sociétés. Ils nous ont accueilli eux aussi, toléré avec nos manières étranges, sans doute parfois brutales. Ils ont peut-être aussi un peu appris de nous en nous frôlant également, en nous observant souvent, que ce soit au détour d’un sentier coréen (les ajumas s’intéressaient à nos chères têtes blondes), dans un temple shinto ou dans un restaurant chinois (les serveuses aiment se rassembler non loin des tables d’étrangers).

Un échange souvent muet, un regard porté l’un sur l’autre, une manière de penser autrement. On revient à « l’autrement ». L’altérité. On ne l’a pas apprivoisée. Mais on l’a touchée du doigt durant six ans, on a vécu avec, elle nous a nourris. Elle nous a sans doute un peu transformés. Mais ça, on ne s’en rendra vraiment compte qu'à la rentrée, lorsque nous serons bien installés  dans le quotidien de « Notre France ».

Ajouter un commentaire
Mots clefs :