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Après Notre Corée et Notre Japon, nous
poursuivons notre découverte
de l'Asie de l'Est
avec une nouvelle expatriation en famille à Shanghai.

Delphine et Philippe





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26/06/2011 - Le deuil de l’expat and all that jazz… -

Le deuil de l’expat and all that jazz…

Delphine et moi avons assisté à une conférence sur Internet à propos du « retour de l’expat ». Le niveau général n’était pas exceptionnel, mais le premier intervenant a comparé le retour d’expatriation à un processus de deuil. Pour se donner toutes les chances de redémarrer sa nouvelle vie en France sur le bon pied, sans regretter sa vie passée, il faut se dire qu’une page est tournée, que l’expat c’est bel et bien fini… même si on peut toujours imaginer repartir dans cinq ans ou dans dix ans.

Le processus de deuil, ce sont les fameuses cinq phases que l’on traverse (ou pas) à l’annonce de la mort d’un proche, ou même à l’annonce de sa propre mort, à l’instar du héros du superbe film de Bob Fosse « Que le spectacle commence », « All That Jazz » en V.O. Heureusement, pour l’expat, c’est moins grave, y a pas mort d’homme.

- la phase de déni : je refuse que ce soit fini ; je suis de retour en France, mais c’est pour les vacances, je vais repartir bientôt ;

- la phase de colère : c’est incroyable, tous ces gens qui font la tête dans le métro ; on ne trouve pas de taxi ; les serveurs râlent et traînent des pieds ;

  - la phase de négociation : bon, je vais m’arranger avec ce(ux) qui m’ennuie(nt) en France ; bon, je vais trouver un chemin pour aller au boulot en évitant les embouteillages ;

- la phase de tristesse : rien ne marche comme avant ; j’ai dû appeler Numéricable dix fois pour qu’ils branchent Internet ; les collègues à la cantine ont l’air tous déprimés ; c’est la cata ;

- la phase d’acceptation : tout cela n’est pas bien grave, on a trouvé un chouette appart’ à Sèvres, les enfants sont pris dans des super écoles à option internationale, mon nouveau job est passionnant, mes collègues proches sont brillants et sympas, la famille et les amis sont super contents de nous voir de retour après six ans, les concerts et spectacles à Paris sont incroyables, le festival de Deauville, c’est pour bientôt, la lumière en France est d’une beauté sublime.

Et si, comme ils disent sur Wikipedia, on ne passait pas par toutes les étapes ? Et si nous, on sautait directement de la phase de déni (oui, parce que les vacances, c’est quand même cool) à la phase d’acceptation ? C’est bien possible que ce soit ce qui pointe à l’horizon, rendez-vous d’ici deux-trois mois pour vérifier ça ensemble. En attendant, un bon remède à tout cela est de relire ce blog tout en écoutant le fabuleux album « A strange place for snow » du trio de jazz E.S.T., dont le pianiste Esbjörn Svensson s’est cassé la pipe il y a deux-trois ans en plongée en mer Baltique. Comme dit Roy Scheider tous les matins en se regardant dans la glace : « Que le spectacle continue ! »

Et quand on rentre en France : « Que le spectacle commence ! »

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